Textes et poésie
Avant la mélodie et le piano, il y a le verbe. Inspiré depuis le plus jeune âge par Prévert ou Boris Vian, Stéphane commence toujours par façonner les mots pour en extraire le rythme et le sens brut. Voici quelques écrits nés au fil des années, oscillant entre mélancolie, jeux de langage et récits du cœur. Membre de la Sacem depuis de nombreuses années, toutes ses œuvres sont protégées. Il se tient également à votre disposition pour vos commandes d'écriture sur mesure.
Nuits d'encre et de doutes
Insomnies (S Hubert)
Je crois que le sommeil a filé sous la porte, faute de convictions ou d'intérêt pour lui.
Je regarde passer le silence, en escorte irréel que s'est choisi la nuit.
La lune est en quartier. Le quartier bien désert.
Quelques larmes versées par un ciel trop sincère...
Trois heures du matin et les minutes attendent d'être assez nombreuses pour construire un demain,
Qui , peut-être, sera, quitte à vous tous surprendre,
Le jour où cette femme m'appellera enfin.
Le Hublot (S Hubert)
Prière d'éteindre la lumière.
On peut bien vivre sans se voir,
Juste un hublot, minimum d'air.
Même plus besoin d'un peu d'espoir.
L'avenir est le propre de Nous,
Et ton cul ma bénédiction.
De ces deux , facile à trouver
La véritable affirmation.
J'suis plus à vendre. Peut-être à louer...
J'ai peur de finir au marché.
Un geste tendre. Chaleur d'été.
J'vais pas pleurer.
Être ou ne pas être (S Hubert)
Faut-il être dur, être tendre pour s'entendre ?
Ou faut-il un odieux mélange ?
Tout dire, ou garder le mystère pour lui plaire ?
Puisqu'on aime ce qui nous dérange.
Être ou ne pas être ce qu'elle attend ?
Être ou ne pas être autant ?
Faut-il être pur ou pervers pour lui plaire ?
Être le diable, être l'ange ?
Être sinistre ou bien joyeux à ses yeux ?
Puisque mes larme te dérangent.
Être ou ne pas être ce qu'elle attend ?
Être ou ne pas être autant ?
Faut-il parler ou non d'Amour tous les jours ?
Doit-on craindre la lassitude ?
La convaincre que sa présence est immense ,
Ou parler de sa solitude ?
Être ou ne pas être ce qu'elle attend ?
Être ou ne pas être autant ?
"L'amour prison" et les silences du couple
Jaloux (S Hubert),
Qui ne dit mot consent et qui dit "sang" dit "plaie".
La plaie que tu leur plaises, et qu'en plus, tu en play.
Assister sans mot dire aux jeux de séduction.
Pris au piège et maudire les lois de l'attraction
Jaloux, à genoux, je l'avoue: Je vous voue un Amour éperdu.
Jaloux, comme un fou, je vous tutoie quand je vous vois épanouie sans moi.
Etre dans la lumière ou dormir au couvent ?
Plaire aux autres ou se plaire ? Tout est dans l'argument.
Rongé de l'intérieur; Souffle d'un con damné.
Je laisse à la terreur le soin de me brûler.
Jaloux, comme un voyou, au garde à vous, je me dévoue: Je veille sur vous.
Jaloux, nos rendez-vous sont des bijoux que je vole.
Vous ne comprenez pas : Je m'isole !
Dans ma camisole, tu me consoles. Je t'imagine avec moi.
Dans mes certitudes, je me consume. Tu ne seras jamais à moi.
Jaloux, à genoux, je l'avoue: Je vous voue un Amour éperdu.
Jaloux, comme un fou, je vous tutoie quand je vous vois épanouie sans moi.
Jaloux .... Jaloux .... Jaloux .... Jaloux ....
Parle-moi (S Hubert)
Dis-moi des mots sans importance, des mots vidés de leur substance.
Dis-moi des mots sans doléance, des mots qui n'ont pas double sens.
Je veux des verbes à consommer, sans arrière goût dans les pensées.
je veux des verbes sans saveur, des verbes sans vie et sans valeur.
Mais parle-moi, Ne t'en vas pas. Mais Parle-moi
Entendre des phrases qui passent sans combat, promesse ou menace.
Entendre des phrases à l'envers où rien pourtant n'est de travers.
Mais parle-moi, Tu n'es pas là Mais Parle-moi
Dis-moi des mots qui n'ont pas d'âme, des mots sans rire, des mots sans larme.
Dis-moi des mots de tous les jours; Des mots sans Haine et sans Amour.
Mais parle-moi, tu n'es plus là. Mais Parle! Parle-moi !
"Aux mages ..."
Tu écris ( S Hubert)
Ca y est, t'as disposé des lettres. Sur un fond blanc, tu fais des mots. Des mots d'émotion.
Auteur de toute ta hauteur, authentique faussaire.
Immonde inventeur d'un monde à l'envers.
Besoin insurmontable ou passion dévorante?
tu écris, tu écris...
C'est ta vie qui se taille au bout de ton crayon.
Tu écris, tu écris...
Tu vis jamais les évènements totalement.
Ton tort c'est d'être ailleurs, même quand t'es là.
Tu veux toujours les convertir en roman,
Ton tort c'est d'être ailleurs.
Et tu roules à vingt pages à l'heure, fantastique fonceur.
Immonde inventaire d'un monde en erreur.
Tu jubiles quand tu souffres et ton héros s'essouffle.
Tu écris, tu écris...
C'est ta vie qui se taille au bout de ton crayon.
Tu écris, tu écris...
Tu vis jamais les évènements totalement.
Ton tort c'est d'être ailleurs, même quand t'es là.
Tu veux toujours les convertir en roman,
Ton tort c'est d'être ailleurs.
à Fréderic Dard ...
Compans (S Hubert)
Faut pas, pas qu'on pense... Qu'à Compans on compense.
Faut pas se tromper de tableau.
Compans, c'est la France des villages qui dansent,
Au rythme du vol des oiseaux.
Oiseaux de fer luisants au-dessus de nos têtes.
Oiseaux de tôle bruyants pourraient gâcher la fête.
Oiseaux de plumes, pourtant, sifflent sous nos fenêtres.
Oiseaux de chair, de sang, résistent en chantant.
REFRAIN
Entre Eglise et Moulins, passant par St Lambert,
Le pont sépare en vain et l'avant, et l'arrière.
On croise Frederic Dard, La Fontaine, Mandela
Coluche et ses histoires au fonds du bar tabac.
REFRAIN
Le panier est sympa d'être près des docteurs.
Tout près la MDA accueille les visiteurs.
L’associatif est fort, toujours le cœur vaillant.
Et la cueillette encore fait rayonner Compans.
REFRAIN
On a le père Noël chaque année dans la salle.
On a le maire Joël et son grand Festival.
On a tout ce qu’il faut dans notre beau village.
Je voulais, par ces mots, lui rendre un bel hommage.
REFRAIN
A 20 heures (S Hubert)
La nuit s'achève, c'était très long.
Vivre ses rêves à la maison ...
J'abats mes cartes sur l'édredon :
Roi des Carpates, Valet de con.
J'ai dans la tête tellement d'histoires.
Par la fenêtre, j'entends l'espoir.
La Nature chante et reprend vie.
Le printemps sort, l'hiver s'enfuit.
Tous ces cris à 20H des gens qui encouragent
Les soignants, les docteurs, armés de leur courage.
Tous ces cris à 20 H des gens qui applaudissent,
Pour saluer les valeurs de tous ces sacrifices,
Me réchauffent le cœur.
Prenons ensemble le temps de lire
On se ressemble, même dans le pire.
Une nouvelle ère est à venir.
C'est l'Univers notre avenir.
Alexandre 1
Et si c'était possible (S Hubert)
Je te sais dans la ville et je te sens partout, dans ces rues de misère où l'ombre est de rigueur.
Dans ces impasses ouvertes aux quelques rendez-vous d'autres amants parfaits qui aiment à se faire peur.
Je te sais près d'ici, peut-être à quelques pas, Ce serait ridicule de ne pas se croiser.
Je n'entends d'autres sons que celui de ta voix, quand par bonheur j'entends - Mais non ce n'est pas toi.
Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible ... Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible...
Possible que depuis tant de temps, tu t'attendes à me voir,
N'importe où, n'importe quel instant, tu t'attendes à me voir.
Et si c'était possible.
Par quelques heureux hasards, j'ai appris ta présence sur ces collines usées par les flux de la mer.
Un ami de toujours a calmé mes absences en te voyant ici, ces premiers jours d'hiver.
Jai couru aussitôt vers ce rêve immuable: Tu sera dans mes bras face à l'immensité.
Tout en haut des falaises, ce tonnerre implacable ne me fera plus peur. Je serai libéré.
Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible ... Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible...
Possible que depuis tant de temps, tu t'attendes à me voir,
N'importe où, n'importe quel instant, tu t'attendes à me voir.
Et si c'était possible.
Une vision de l'absurde m'a traversé l'esprit -Pardonne-moi Lumière, mais le froid me déchire.
J'ai douté un instant que ce fût toi qu'on vit. Grotesque confusion qui m'a mis en péril.
Les vagues se fracassent, l'écume me grignote. J'attends que le vent vesse de griffer mon visage,
Que le soleil enfin réchauffe cette grotte. C'est ma dernière escale dans ce triste voyage.
Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible ... Je te cherche tu le sens ? Et si c'était possible...
Possible que depuis tant de temps, tu t'attendes à me voir,
N'importe où, n'importe quel instant, tu t'attendes à me voir.
Et si c'était possible.
Si par malheur je n'ai pu te dire au revoir, quand mes forces n'auront plus le goût d'exister.
Si par bonheur on trouve cette lettre d'espoir près de ce corps trop lourd, qu'il me faudra céder,
Qu'il faut abandonner.
Tu sauras que plus loin au delà du visible, j'affronte le néant pour revenir vers toi.
L'adieu n'est qu'une farce, je te sais trop sensible, pour ne pas me sentir lorsque je serai là.
Je serai près de toi.
Et si c'était possible..
Et si c'était possible...
Créez votre propre site internet avec Webador